arbustes du jardin de La Rose Verte

vendredi 7 avril 2017

Eux et moi , ensemble!

Il n'y a pas de fatalité, il n'y a jamais rien d'inéluctable, rien devant quoi il faut rester passif même si on n'a pas toujours le pouvoir de le changer. Il nous reste toujours le pouvoir de le vivre le mieux possible .

La floraison de ces photinias est un réel miracle, j'ai pensé devoir admettre de regarder mourir cette haie en raison de l'armillaire. Je l'ai admis et j'ai agi aussi.

Poser une barrière anti-rhizome autour de la souche, rechercher les racines du mimosa malad
e et abattu, les extirper soigneusement, enlever immédiatement tous les végétaux qui paraissaient gravement atteints, tailler très court, mettre en condition de vie optimum les autres végétaux proches, atteints ou pas, ajouter surtout des mycorhizes pour les soutenir.

Veiller soigneusement à ne pas emmener de terre contaminée ailleurs dans le jardin. Replanter des végétaux résistants à l'armillaire mais d'autres aussi très sensibles pour qu'ils servent de témoins, surveiller en permanence !

Profiter de ce printemps et se réjouir de la réussite de cette stratégie , ne pas se projeter dans un futur plus ou moins lointain qui la rendra caduque ou non. Vivre et les regarder vivre et en retirer le meilleur et une énorme énergie.

De l'énorme chance de pouvoir vivre le plus près possible du monde végétal en oubliant tout le reste !!

Que votre printemps soit encore plus beau que le mien!

mercredi 29 mars 2017

Encore une fois



Nous étions assis tous les deux ,sur le banc dans le parfum des dernières roses. Il avait mon âge et savait qu’il lui restait peu de temps: un demi-siècle entre nous , deux générations.  Il parlait peu, surtout au jardin, je suis comme lui, pour ça et beaucoup d’autres choses... je croyais qu’il ne m’avait rien appris, il n’avait pas eu besoin.  J’étais sa petite fille et cela avait suffit , avec l’exemple quotidien qu’il me donnait en partageant nos heures sous le soleil ou la pluie. En quelques mots il m’a dit que ces hirondelles que nous regardions ensemble se rassembler pour partir, il craignait de ne pas les revoir au printemps. Ma réponse qu’il n’attendait sûrement pas est venue toute seule, sans que je la réfléchisse.
 Il n’avait pas à craindre ce manque puisqu’il ne le saurait pas, nous étions en train de les regarder ensemble et c’était déjà bien !  
Il n’a rien répondu mais ne m’a plus jamais regardée de la même façon . Ni moi, ni lui , ne savions alors que mon enfance était déjà presque achevée et que, comme lui, j’étais déjà en train de construire instants après instants ce paradis que je n’imaginais que sur Terre et dans un jardin .
Il a eu la chance d’accueillir avec moi , encore trois fois les hirondelles et de ce jour là,  c’est toujours moi qui là où j’étais, chaque printemps, ai vu la toute première hirondelle. 
Cela a été longtemps un défi entre moi et mes enfants, jamais ils ne l’ont gagné... la toute première entre toujours d’abord dans mon champ de vision ! C’est que  je l’attends et l’appelle silencieusement .  Je viens de la voir ce matin, dans mon jardin ! 
Cette année l’hiver a été long et difficile pour moi et j’accueille les premiers beaux jours avec un bonheur indicible. J’étais folle de joie tout à l’heure de la voir cette hirondelle.

Je vous souhaite de savoir accueillir le printemps, de mesurer ce trésor d’être vivant ici, là, quelque part... encore une fois!




dans le ciel immense
juste un arc bleu sombre ~
toute première hirondelle

               ( 29/ 03/ 2017) Haïkus du printemps Plaine du Roussillon 
                 Lina Hort 

mardi 7 mars 2017

Une touche de douceur

Un rayon de soleil , un arbuste qui s'éveille et le printemps est là !
Un coup de coeur d'il y a une dizaine d'années dans une grande surface, pas même de jardinage. La scène est intacte dans mes souvenirs. Il n'était pas étiqueté et j'ai négocié un prix très raisonnable avec le chef de rayon. Heureusement que je ne lui ai pas confié que je n'envisageais pas de repartir sans lui ! Je parle du

CHAENOMELES speciosa 'Falconnet Charlet'


pas du vendeur bien sûr ! 


On le nomme aussi cognassier du Japon, c'est un petit arbuste très sobre et très facile de culture qui se plait à mi ombre ou soleil dans toute terre pas trop calcaire. Attention quand même à ses fortes épines. Je suppose qu'il s'agit bien de ce cultivar mais quel que soit son nom, il m'enchante tous les ans !


dimanche 5 mars 2017

Espoirs

Encore une journée difficile, le printemps 2017 a du mal à arriver dans ma vie cette année mais il semble qu'au jardin , il y aurait plutôt de très bonnes surprises et beaucoup d'espoirs.
Fortes pluies depuis deux jours mais de nuit ou sous forme de giboulées , un temps classique pour un mois de mars. Températures très douces l'après-midi et ces petits frissons au bout des doigts qui signent mon besoin d'être toujours et malgré tout au jardin.
Il me fallait désherber les potées de pensées dont je vous ai parlées hier et aussi d'autres pots où poussent de belles frileuses, tout contre la maison. J'étais assez pessimiste et suis loin de crier victoire mais il semble que l'unique gelée mais à -7° C n'ait pas suffit pour endommager gravement tout le monde.



Je me suis d'abord occupée de cette magnifique Mandevilla plantée il y a deux ans et qui couvrira peut-être plusieurs m2 cet été. Je ne l'ai pas encore taillée, j'ai juste retiré la paille qui protégeait la souche et le bas des premières charpentières. Elle a perdu toutes ses feuilles mais il m'a semblé apercevoir quelques petits bourgeons axillaires.  Patience donc !


Cette bougainvillée hybride est encore plus gélive mais elle est plantée contre un mur plein sud et là je suis sûre, après l'avoir taillée, que ses branches sont encore vivantes. Espoir raisonnable donc d'un deuxième bel été. Je pensais la considérer comme une annuelle mais il se pourrait que de temps en temps j'ai de bonnes surprises ! 


Pour les Lantanas montevidensis , j'étais moins inquiète, ils existent en mauve et blanc et sont nettement plus solides que les Lantana camara... ceux-là je n'ose pas encore aller les voir. Leur joli port rampant ou au moins étalé selon comme ils sont conduits, leur permet de se cacher derrière des plantes plus grandes et moins frileuses. Dans cette jardinière , il s'agit de lavandes anglaises. J'ai juste supprimé quelques branches mal placées et observé avec ravissement leurs minuscules bourgeons verts vifs.

Désherbage, taille, découverte des bulbes, certains spectaculaires ou délicieusement graciles qui pointent le nez, quelques heures privilégiées sous un timide soleil... cela a suffit encore une fois à mon bonheur.

J'espère que votre dimanche a été doux et printanier...

vendredi 3 mars 2017

Pensées, stars de printemps

Pensez... aux pensées !
 Pas trop au jardin ni dehors aujourd'hui, temps gris et un peu trop de fatigue: alors plongeons-nous dans les photos de février, les miennes et celles prises par ceux qui ont géré le jardin en fin de mois. 


 Cette année 2017 rime avec réduction de budget au jardin, surtout au niveau des végétaux et tout particulièrement des godets  d'annuelles qui auront peut-être la vedette pourtant mais sous forme de semis.                                                                                                    
Le sol est pauvre globalement sur le terrain donc il faut éviter la pleine terre, mes annuelles sont souvent en pots ou en jardinières et pour l'instant ce sont les pensées qui font un tabac! Je les ai achetées comme chaque année en milieu d'automne et en grande quantité, deux cageots de 25 d'un excellent rapport qualité prix.


Je n'ai pas lésiné sur la corne broyée torréfiée et j'ai fait bien attention pour repérer leur couleur.
J'ai planté tout cela dans d'énormes pots de terre espagnols.



Certaines poussent aussi dans une longue jardinière maçonnée et côtoient succulentes et vivaces
 Plantation surprise : bien au chaud au creux des plus grands pots quelques dahlias cactus à grandes fleurs.
Au-dessus les pensées sont associées à de petits bulbes de printemps ou d'été qui sont là à demeure même si j'en ajoute un peu plus chaque année. 


En 2016, tout s'est bien passé, les pensées plus petites c'est vrai, ont tenu jusqu'en juin et ont été relayées ou non par des annuelles d'été avant que les dahlias ne rentrent dans la danse. 





Plus de place pour des pensées dans le pot toscan, couvre-sols et petits bulbes s'éveillent doucement . 

Cette fois-ci, le printemps, grâce à toutes ces petites frimousses,  est arrivé mi-décembre et après avoir encaissé sans trop broncher un -7°C de quelques heures, a continué tranquillement sa marche triomphale. 



Si votre jardin n'est pas en climat trop froid, n'hésitez pas à penser ....à ces pensées d'automne ... qui vous enchanteront sans trop d'exigence ... pendant 6 mois.

jeudi 2 mars 2017

Un peu plus loin

 Hier seulement quelques pas au jardin pour saluer la floraison des premiers fruitiers, aujourd'hui une courte promenade en voiture et un pique nique improvisé au coeur de 'mes' collines , celles qui commencent au fond du jardin et s'achèvent au pied du Canigou.

Juste une petite pause, penchée sur le torrent que surplombe ce petit pont moussu




Quelques pas dans l'herbe sèche face à notre montagne sacrée coiffée de nuages, il faisait doux et le soleil était chaud sur mes épaules.



Le génévrier hirsute, rebelle et sobre qui pousse quoi qu'il ait à endurer, je le regarde et immédiatement le courage me revient!




Depuis l'enfance j'adore célébrer le printemps en contemplant les saules marsault à contre-jour et leurs  délicats chatons qui accrochent la lumière et font reculer peu à peu l'hiver.

La mésange charbonnière criait sa joie de pouvoir quitter son trou de rocher pour reconstruire son nid et j'étais bien dans la lumière... simplement!

mercredi 1 mars 2017

Encore une fois



Voici en ce premier jour de mars 2017 la floraison de l’abricotier 'Rouge du Roussillon'  qui pousse dans notre verger. Quel bonheur de pouvoir le voir fleurir encore une fois ce printemps!  Je suis très chanceuse !!