arbustes du jardin de La Rose Verte

jeudi 12 mai 2011

Le Patio, agrumes et frileuses

Je vous l'avais promis, me revoilà. J'ai mis du chelate de fer à tous les agrumes du Patio , ça tâche et  j'ai du laver sommairement le patio d'autant que nous venions d'en désherber la moitié avec une amie.

Yuzu
Bigaradier sallicifolia
Les photos datent de la plantation d'une sorte de haies d'agrumes , les plus rustiques que nous  ayons pu trouver! Ils devraient dans l'absolu supporter des températures avoisinant -10°. Depuis dix ans, je n'ai jamais vu que -6° dans l'angle le plus protégé du patio , juste au dessus des succulentes dans l'angle plein sud  mais qui sait.
Le Patio est tout proche de la maison et sur les grilles de la pergola qui le surplombe courent des grimpantes persistantes, mais elles sont jeunes encore pour être une effective protection contre le vent froid.
Notre collection d'agrumes commencée , il y a dix ans, est officiellement arrêtée et c'est tant mieux, un agrume demande beaucoup de soins et j'ai de moins en moins de temps à accorder à chaque végétal du jardin!

Certains de nos agrumes, gélifs, sont rentrés l'hiver dans l'abri de jardin maintenu à 5°, ils sont dans des pots qui deviendront de plus en plus grands: le bergamotier par exemple, le citronnier panaché ou le cédrat de Corse...


Bergamottier

Cédrat de Corse

Citronnier panaché
La plupart sont en plein terre, exilés loin du patio quand ils sont très rustiques comme les poncirus, ou plantés dans trois sortes de jardinières délimitées par la terrasse. Cela leur maintient une humidité de profondeur et semble leur convenir .
Ceux-là sortent tout juste de leur lutte contre le froid et mériteront d'autres photos


jeunes feuilles du Citronnier des 4 saisons

Chinotto

Les deux plus anciens, un oranger et un limettier sont des rescapés in extrémis d'une attaque massive de cochenilles, ils se remettent peu à peu, il va falloir désherber ce côté là aussi mais je les laisse un peu souffler comme les bougainvillées qui sont adossées au mur du fond. Tout ça refait surface , parfois textuellement comme la tubéreuse qui repart de la souche!
Le Patio depuis dix ans est en perpétuelle évolution, nous sommes partis de rien, juste une parcelle enclavée dans la maison et remplie de hautes graminées sauvages qui tutoyaient les fenêtres.
Je vous y entraînerai tout l'été pour voir les améliorations, là, il n'est pas encore bien à son avantage! Les structures surtout sont à reprendre, le mur lui est tout neuf et fait paraître le reste bien dégradé! Au boulot!
Il n'y a qu'un seul rosier par là et encore, de l'autre côté de la grille, c'est 'César', un grimpant sans souci!
Vous voilà sortis du Patio, toujours sur la terrasse, oubliez un instant la nouvelle pelouse toute clinquante, un petit coup d'oeil à gauche, nous allons dans le Triangle non?




 Il y a seulement trois palmiers dans le jardin, celui-ci qui pousse très doucement mais commence à être majestueux, a trente ans, c'est un bon vieux Trachycarpus fortunei, un palmier chanvre quoi!
 Il en a vu des choses se passer dans le jardin!  Je gage qu'il voudra vous les raconter!

Iris et agrumes

L'iris est déjà dans ma galerie, il se nomme 'Batik' mais cette feuille d'iris là est dans le Carré, c'est beau sous la pluie non?
 Aujourd'hui, je vais de ce pas donner un peu de fer aux agrumes  et reviens vous en parler juste après. C'est que peu d'entre vous (nous n'étions déjà pas nombreux) ayant sauté la clôture pour s'enfuir épouvantés par le portail grand ouvert, notre petit groupe est donc  reparti voir un peu à quoi ressemblait le Triangle et ses roses. Pour se faire nous sommes repassés par le Patio, nous ne pouvions pas y  snober les agrumes, il y en a trop! Mais pas si en forme que ça, cochenilles et retour d'hivernage...nous en reparlerons!
A tout à l'heure!

mercredi 11 mai 2011

Iris du jardin de l'abbaye St Michel de Cuxa

Juste une petite gageure ce matin, j'ai la chance de visiter ce jardin d'iris tous les ans et les photos ne m'en manquent pas donc je vais tenter d'en ajouter une ou deux chaque jour dans ma galerie photo associée, un petit présent matinal qui donnera de la couleur et de la douceur à chacune de vos journées. Nous n'en avons jamais trop!    https://picasaweb.google.com/106630243093850812689 

                                                                                                                                                 






Celui de ce matin...


dimanche 8 mai 2011

De rose en rose

 Vous l'aurez compris aisément, le fil conducteur du jardin est la passion  des roses en hommage au créateur du jardin, qui  outre ses premiers essais potagers, dès qu'il le put, échangea quelques pois de senteur contre toute une allée de roses. Il y a trente ans, il était incontournable de débuter par quelques rosiers Delbard . Il y mit tout son coeur et obtint carrément toute une haie de rosiers dans le Triangle qui a l'époque était engazonné.
Tout cela demande de l'eau, des soins, beaucoup  de présence... il eut le temps de planter quelques grands arbres, un verger assez complet, puis au fil des années et de son investissement dans son passionnant travail, le jardin passa au second plan.
J'ai retrouvé tout cela,  vingt ans après, les rosiers faisaient piètre figure, sauf un magnifique 'Centenaire de Lourdes', planté en sous-bois et ayant mieux résisté à la sécheresse.
Quelques uns étaient morts, ceux que j'ai pu retrouver ont été remplacés, les autres, après quelques saisons de soins , ce sont remis! Un rosier à la vie dure!
A traquer des rosiers, produits souvent dans les années 50 ou 60, nous avons forcément écumés, toutes les pépinières d'ici et surtout d'ailleurs et peu à peu, nous avons eu envie de toutes sortes de rosiers, des lianes, des grimpants, des buissons, des arbustifs, des anciens, des modernes, des remontants ou non, des plus ou moins parfumés.
Nous avons  souvent découvert des petites merveilles en cherchant toute autre chose.
Il y a eu des roses dans mes jardins d'aussi longtemps que je m'en souvienne, la passion était déjà là! Je recherche encore certains rosiers de mon enfance tout en me disant qu'il faut savoir tourner la page et aller de l'avant.
Nous avons eu des échecs cuisants, cela nous arrive encore, notre climat, n'est pas propice aux rosiers et j'étais prête à me résigner, à arrêter cette tentative de collection, quand j'ai eu la chance de visiter les jardins de l'Alhambra à Grenade et là, je me suis dis que si plus au sud encore que chez nous, on pouvait arriver à gérer ces splendides jardins...il fallait que je persévère.
Alors nous nous sommes battus, et nous cultivons tant bien que mal une petite centaine de rosiers, surtout des lianes et des grimpants, nous avons appris la patience, la vigilance, nous nous sommes mutuellement apprivoisés!
Actuellement, nous terminons année après année notre modeste petite roseraie par des rosiers anciens et botaniques et paradoxalement allons peut-être tenter quelques rosiers anglais dans des zones particulièrement propices du jardin.
Pas d'illustration cette fois-ci, je veux vous laisser imaginer...soyez modestes, ils ne sont pas magnifiques et sont souvent en difficulté mais ils sont très variés, très généreux et nous sommes en grande connivence.
J'ajouterai seulement quelques photos du rosier 'Belle du Seigneur' , une création Delbard, le créateur du jardin à un petit faible pour cet obtenteur dont les actuelles productions sont pourtant bien difficiles à démarrer.
C'est un rosier présent depuis quatre à cinq ans sur le terrain, qui atteint cette année seulement, un début de maturité. Après des roses décevantes, un feuillage fragile les autres années, il s'est enfin décidé.
Je vous laisse en juger. Il me semble que le jeu en valait la chandelle!


Par ici la sortie...mais non, restez encore un peu!

Hier, je vous ai , faute de mieux,  proposé une sorte d'intermède mais revenons à notre promenade et à ce bouton d'iris de notre jardin.
Je vous dois  des excuses, le bouton d'iris appartenait aussi à l'iris brun, bizarre ce revers bleu marine, je l'aurais espéré noir. Les surprises ne sont pas toujours bonnes. Du coup, puisque nous sommes toujours dans le Carré, à défaut de s'attarder sur les camélias qui ont une fin de printemps difficile, approchons nous donc un peu des grands cyprès de l'Arizona qui sont là depuis la création du jardin. Celui qui acheta le terrain,( il en aurait aimé un plus petit, heureusement il n'y en avait pas! ), commença par essayer d'atténuer la tramontane , féroce à cet endroit!
La maison tourne le dos au Carré et au vent dominant par la même occasion, l'endroit est glacé l'hiver et le sol constitué de plus de cailloux que de terre. Une fois, la haie en place, le premier jardinier a tourné les deux talons et est allé tenter d'implanter un jardin potager à l'autre bout du terrain!
Les arbres sont restés, plantés bien trop serrés pour être autre chose qu'une haie et celle-ci livrée à elle-même pendant 20 ans!
Le résultat fut piteux: un grand mur végétal sinistre malgré sa belle teinte plus bleue que verte et des écorces intéressantes, quand on pouvait les distinguer dans cet enchevêtrement de branches mortes à la base des arbres. Ce qui devait arriver, se produisit, un des cyprès jauni sans raison apparente en une saison, dut être abattu et il fallut revoir notre copie.
Ce n'était plus une haie, alors qu'en faire...pas question de tout continuer à abattre, ici , ça ne se fait pas, sauf quand l'un de nos pensionnaires nous abandonne, malgré tous nos efforts!
Pourtant, la mort dans l'âme, il a bien fallut éliminer les plus faiblards pour que les autres cyprès puissent prendre un peu leur aise et donnent le meilleur d'eux-même.
Heureusement, j'aime la diversité végétale et je ne manque pas d'imagination, j'avais donc commencé à planter toutes sortes d'arbustes dans cet endroit un peu austère.
L'amélanchier fut l'un des premiers, nous avons creusé à trois et à la barre à mine pour arriver à le glisser en terre...cela nous avait à la fois réjoui, nous avions vaincu, et refroidi, ce n'était pas gagné!
C'est quand même mieux quand il est en fleur et depuis peu le mur, réçent, a changé de couleur...il faudra que l'on repasse par là...ça change tout le temps!

Entre temps, comme je suis opiniâtre, j'avais continué de planter nombre d'arbustes, revalorisé les iris qui étaient déjà là, ajouté un arbre ou deux, avec plus ou moins de succès, un cerisier Kansan et un albizia ont refusé tout net de s'y établir!
Les cyprès de l'Arizona ont été confié à des élagueurs de confiance qui peu à peu, leur redonnent leur dignité d'arbres et je valorise leur beaux troncs qui s'exfolient avec glycines, hortensias grimpants, passiflores, et rosiers.
D'ailleurs l'allée de cyprès continue sur votre droite en bordure d'un parking. La maison se prolonge d'un local commercial, c'est une cour d'accueil où l'après-midi des véhicules et des piétons circulent: vous pouvez y jeter un coup d'oeil ou même y poser un vrai regard. C'est encore un peu herbeux mais il commence à y avoir des choses à voir!

Le rosier 'Bigoudi' par exemple, dans son pot sous la fenêtre. A moins que vous préféreriez explorer une des rocailles?



Quand je suis arrivée, la cour d'accueil était vide, maintenant je fronce le sourcil quand une voiture s'égare où elle n'a rien à faire, pauvrette, pour trouver un peu d'ombre...allez, ça viendra!


Si vous voulez sortir sans refaire le tour de la maison , faites comme les chats, escaladez la clôture mais vous pouvez aussi décider de rentrer par l'autre côté et découvrir le Triangle, là aussi , il y a des roses!






Alors qu'est-ce que vous choisissez??

samedi 7 mai 2011

Enfer et paradis

Je vous avais prévu  une longue promenade dans un autre petit coin du jardin, mais depuis hier ma vie a plus de bas que de hauts, ça arrive...



Pour compenser tout ça , et me consoler un peu, le jardinier en chef, m'a emmené faire un tour au paradis des iris, je vous expliquerai tout ça demain.








Pour l'instant , je vous laisse rêver.
















Bien sûr lorsque vous cliquez sur la photo, elle s'ouvre en grand et de toutes façons vous pouvez les retrouver dans leur taille initiale dans l'album de ma galerie: Les iris de St michel de Cuxa; promis je vous en ferai partager bien d'autres!
A bientôt dans ma galerie:
https://picasaweb.google.com/106630243093850812689

mercredi 4 mai 2011

Un peu plus tard

rose 'Cécile Brunner'
                                                                                                    Bon, c'est vrai, nous ne sommes pas demain mais je suis revenue quand même...J'ai une hanche en écharpe, pas simple pour jardiner!
Mais revenons à cette rose verte, si je l'ai choisie comme guide, c'est entre autre parce qu'elle est étrange et a beaucoup de caractère, c'est comme cela que j'ai voulu construire ce jardin.
Elle a de nombreuses copines dans nos massifs et nos haies , certaines de son espèce, les chinensis qui supportent très bien la chaleur et la sécheresse du sud, d'autres bien différentes!
De toutes façons, elle ne les côtoie pas, cela ne la mettrait pas en valeur. Elle est la touche finale d'un massif un peu fou où se mêlent acanthe, angelique du Japon, marguerite d'Anvers, abelia et même quelques glaieuls glissés au milieu de tout ça!  Pourquoi je ne vous le montre pas?  mais c'est que le chantier des maçons est juste derrière! Vous ne m'en voudrez pas de vous épargner cette vision d'horreur!
Le chantier va migrer, tout ça va fleurir et là , je vous mettrai une photo d'ensemble.
Il faut vous avouer que le jardin se renferme comme on dit en Catalogne, le voisinage n'est plus ce qu'il était ou peut-être est-ce l'inverse histoire, c'est le jardin qui a bien changé et qui mérite un autre environnement mais pour l'instant, il est souvent opportun de détourner le regard.
Le jardin sera donc clos, non pas seulement de murs mais de haies de bambous, d'arbustes variés, de rosiers, de berbéris, de pyracanthas, de lauriers, de grimpantes de toutes vrilles et crampons aussi, c'est qu'il est tout en longueur et s'étire sur 300m de clôtures!
Il est virtuellement divisé en parcelles qui s'agencent autour de la maison ou de l'abri de jardin. Chacune d'entre elles, outre son nom , a un caractère bien marqué et ne ressemble pas aux autres.
La rose verte pousse non loin d'un des deux mimosas, l'un étant sur le Talus et l'autre à son pied.
Pour laisser le temps à la bétonnière de sortir du paysage, je vais vous entraîner d'un endroit à l'autre sans trop de vues d'ensemble, de végétal en végétal.
Ainsi aujourd'hui, la rose verte deviendra vraiment rose avec le rosier Cécile Brunner, un liane au minuscules petites fleurs, il vient d'éclore ses deux premières roses dans le Carré.Pour passer du Talus au Carré, nous avons traversé le Patio de part en part mais sous sa pergola où courent trois glycines, je viens de terminer d'implanter un alignement d'agrumes et c'est un peu la panique, nous nous y attarderons une prochaine fois.
Non pas d'ailleurs que le Carré soit si soigné que ça puisque un des murs se fait crépir au grand dam des rosiers à son pied, tel le courageux ' Clair Matin' !Au milieu, serein, le cotinus est au mieux de sa forme, va-t'il garder ses fleurs vaporeuses malgré la sécheresse à venir, on peut toujours rêver... ?
De nombreux végétaux cohabitent dans le Carré
avec plus ou moins de bonheur mais pour l'instant ce sont, historiquement d'ailleurs, les iris qui en sont les maîtres, des bleus foncés ou clairs, les plus simples et puis d'années en années, une petite collection comme celui là , couleur de feuille d'automne ou cet autre qui sera...eh bien nous verrons...la prochaine fois, je n'en sais pas plus que vous!